Au potager

Quelles plantes purifient l’air de la maison ?

Allan
Allan
28 juillet 2026 6 min
Plante verte en pot sur table interieure bien eclairee

L’air intérieur d’une maison contient souvent plus de polluants que l’air extérieur, à cause des peintures, meubles, produits ménagers ou tapis synthétiques. Certaines plantes vertes ont la capacité d’absorber une partie de ces toxines par leurs feuilles et leurs racines, tout en libérant de l’oxygène. Voici lesquelles choisir et comment les installer chez vous.

Comment les plantes purifient-elles l’air intérieur ?

Le principe repose sur la photosynthèse. La plante capte le CO2 mais aussi certains composés organiques volatils (COV) présents dans l’air vicié, comme le formaldéhyde, le benzène ou le xylène. Ces molécules sont ensuite dégradées au niveau des racines par les micro-organismes présents dans le terreau, un processus étudié depuis longtemps par la NASA dans le cadre de ses recherches sur la qualité de l’air des stations spatiales.

Ce mécanisme reste modeste à l’échelle d’une pièce entière : une seule plante ne remplacera jamais une bonne aération. Mais associées à un feuillage abondant et réparties dans plusieurs zones de vie, les plantes d’intérieur contribuent réellement à assainir le climat intérieur, en complément d’un humidificateur naturel qu’elles constituent aussi par simple évapotranspiration.

Top 12 des plantes dépolluantes pour votre maison

Chaque espèce cible des polluants différents. Voici les plantes les plus efficaces et les plus faciles à cultiver en intérieur.

Ficus (Ficus robusta, benjamina)

Le ficus élimine efficacement le formaldéhyde, souvent présent dans les meubles en aggloméré et les moquettes neuves. Il apprécie une lumière indirecte et un arrosage modéré, à espacer dès que la terre sèche en surface.

Palmier Areca

Ce palmier figure parmi les meilleurs humidificateurs naturels grâce à son feuillage dense. Il absorbe le xylène et le toluène, deux composés fréquents dans les vernis et colles.

Dracaena (Dragonnier)

Robuste et à l’entretien facile, le dracaena cible le benzène et le trichloréthylène, souvent issus des solvants et de certains produits d’entretien. Il tolère bien les intérieurs peu lumineux.

Aloe Vera

En plus de ses vertus médicinales, l’aloe vera absorbe le formaldéhyde. Il demande peu d’eau et une exposition lumineuse, idéalement une fenêtre orientée sud.

Chlorophytum (plante araignée)

Increvable, cette plante figure dans le classement de la NASA pour sa capacité à réduire le monoxyde de carbone et le formaldéhyde. Elle convient parfaitement aux débutants.

Spathiphyllum (fleur de lune)

Avec ses fleurs blanches élégantes, le spathiphyllum neutralise l’ammoniac, le benzène et le trichloréthylène. Il préfère un arrosage régulier et une lumière tamisée.

Fougère de Boston

Cette fougère excelle dans l’humidification de l’air et l’absorption du formaldéhyde et du xylène. Elle apprécie une ambiance humide, la salle de bain lui convient très bien.

Lierre (anglais, commun)

Le lierre grimpant réduit efficacement les moisissures en suspension dans l’air, en plus des COV classiques. Il pousse presque partout, même en lumière faible.

Pothos (lierre du diable)

Très tolérant, le pothos absorbe le formaldéhyde et le benzène tout en résistant aux oublis d’arrosage. Sa croissance rapide en fait une plante idéale pour les grandes pièces.

Chrysanthème

Ce chrysanthème d’intérieur figure en tête des plantes dépolluantes selon les études de la NASA, capable d’éliminer benzène, ammoniac et xylène simultanément. Il a besoin d’une bonne luminosité pour fleurir.

Sansevière (langue de belle-mère)

Cette plante grasse, dont vous trouverez tous les conseils d’entretien de la sansevieria au quotidien, continue de produire de l’oxygène la nuit, contrairement à la majorité des végétaux. Elle absorbe aussi le formaldéhyde et supporte les négligences d’arrosage.

Palmier bambou

Excellent humidificateur naturel, le palmier bambou cible en priorité le benzène et le trichloréthylène. Il apprécie une lumière indirecte et un sol maintenu légèrement humide.

Ce que révélait l’étude de la NASA

Dans les années 1980, l’agence spatiale américaine a testé une vingtaine de plantes vertes pour équiper ses stations en circuit fermé. Le chlorophytum, le spathiphyllum et le dracaena figuraient parmi les plus performants pour réduire le formaldéhyde et le benzène en quelques heures dans un espace clos.

Conseils pour optimiser l’efficacité des plantes purificatrices

Plusieurs pots de plantes vertes repartis dans piece

Le nombre de plantes compte autant que leur espèce. Les spécialistes recommandent une plante tous les neuf mètres carrés environ pour obtenir un effet perceptible sur la qualité de l’air. Il vaut mieux répartir plusieurs pots de tailles moyennes dans une pièce qu’un unique grand spécimen isolé dans un coin.

La lumière indirecte reste préférable pour la majorité des espèces citées, car un soleil trop direct brûle le feuillage et ralentit la photosynthèse. L’arrosage doit s’adapter à chaque plante : la sansevière et l’aloe vera tolèrent la sécheresse, tandis que la fougère de Boston ou le spathiphyllum réclament une terre toujours légèrement humide.

Un dépoussiérage régulier des feuilles avec un chiffon humide améliore aussi les échanges gazeux et donc l’efficacité dépolluante, à condition de surveiller aussi pourquoi des champignons apparaissent dans le terreau de vos pots, un problème fréquent qui affecte la santé racinaire des plantes d’intérieur (voir pourquoi des champignons apparaissent dans votre terreau). Une feuille couverte de poussière absorbe moins bien les toxines de l’air ambiant.

Précautions : quand éviter certaines plantes dépolluantes

Plusieurs de ces plantes sont toxiques pour animaux domestiques en cas d’ingestion, notamment le lierre, le pothos, le dracaena et le spathiphyllum, qui peuvent provoquer des irritations digestives chez le chat ou le chien. Mieux vaut les placer en hauteur ou choisir des espèces sans risque comme le chlorophytum ou le palmier areca si un animal vit dans la maison.

Les personnes sensibles aux allergies polliniques devraient également surveiller la floraison du chrysanthème, qui peut déclencher des réactions chez certains profils. Dans une chambre d’enfant ou une pièce fréquentée par des personnes fragiles, privilégier les plantes vertes sans fleurs reste le choix le plus sûr.

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Allan

Rédactrice en chef
Rédactrice spécialisée dans les univers du jardin, de la maison et de la cuisine. Elle cultive une approche documentée, loin des modes passagères, en privilégiant l'observation directe et les rencontres avec des praticiens. Son écriture pose des questions avant de proposer des réponses.

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