Recettes de saison

Comment réussir la recette du far breton aux pruneaux

Allan
Allan
18 octobre 2026 4 min
Gateau breton dore dans plat rectangulaire pose

Le far breton fait partie de ces desserts qu’on reconnaît au premier regard, avec sa couleur dorée et ses pruneaux nichés dans une pâte dense. Originaire du Finistère, ce gâteau breton accompagnait autrefois les repas de fête avant de devenir un incontournable des goûters et des tables du dimanche. Voici la recette traditionnelle, expliquée pas à pas, pour obtenir un far à la texture fondante comme chez les meilleures pâtisseries bretonnes.

Qu’est-ce que le far breton ?

Le far breton est un gâteau à base de pâte à far, une préparation proche d’un flan mais plus dense, cuite au four dans un moule beurré. Son nom viendrait du gaulois « far », qui désignait une bouillie de céréales. À l’origine, la recette se préparait avec du sarrasin, avant que la farine de blé ne s’impose au fil du temps. À Hennebont, dans le Morbihan, on trouve encore des artisans qui perpétuent la fabrication selon des méthodes proches de celles d’autrefois, avec des pruneaux gonflés au thé ou au rhum.

Les ingrédients pour un far breton réussi

Pour un far breton classique destiné à 6 à 8 personnes, il faut réunir 250 g de farine, 4 œufs, 100 g de sucre, 1 litre de lait entier, 50 g de beurre fondu et 200 g de pruneaux dénoyautés. Une pincée de sel et une gousse de vanille (ou un peu de rhum) viennent parfumer l’ensemble. La qualité du lait entier compte beaucoup dans le résultat final : un lait trop maigre donnera un far moins onctueux.

IngrédientQuantité
Farine250 g
Œufs4
Sucre100 g
Lait entier1 litre
Beurre fondu50 g
Pruneaux200 g

La recette du far breton pas à pas

Saladier avec farine, sucre et oeufs battus ensemble

Préparation de la pâte

Dans un grand saladier, mélangez la farine et le sucre, puis creusez un puits pour y casser les œufs. Fouettez énergiquement en incorporant le lait petit à petit, comme pour une pâte à crêpes, afin d’éviter les grumeaux. Ajoutez le beurre fondu tiédi et un trait de rhum si vous aimez cette touche traditionnelle. La pâte à far doit rester fluide, presque liquide, c’est normal à ce stade.

Beurrez généreusement un moule à gratin ou un moule à manqué, puis répartissez les pruneaux au fond. Versez la pâte par-dessus doucement, en laissant les pruneaux remonter naturellement à la surface pendant la cuisson.

Cuisson du far

Enfournez à 180°C (four préchauffé) pendant 45 à 50 minutes. Le temps de cuisson varie selon l’épaisseur du moule utilisé : un moule large et peu profond cuit plus vite qu’un moule haut. Le far est prêt quand le dessus est bien doré et qu’une lame de couteau ressort presque propre, avec juste un peu d’humidité au centre.

Laissez tiédir avant de démouler, le far breton continue de se raffermir en refroidissant. Il se déguste tiède ou froid, coupé en parts généreuses.

L’astuce du repos

Laissez reposer la pâte à far au réfrigérateur pendant 30 minutes avant cuisson. Ce temps de repos permet à la farine de bien s’hydrater et donne une texture plus fondante, sans effet caoutchouteux au démoulage.

Nos conseils pour un far breton parfait

Le choix du moule influence beaucoup le résultat : un moule en céramique ou en verre répartit mieux la chaleur qu’un moule métallique fin, qui peut brûler les bords avant que le centre ne soit cuit. Beurrez toujours le moule sans lésiner, car la pâte accroche facilement en refroidissant.

Pour des pruneaux plus moelleux, faites-les tremper une heure dans du thé noir tiède ou un peu de rhum avant de les incorporer. Cette étape, courante dans les recettes traditionnelles bretonnes, évite qu’ils ne se dessèchent à la cuisson et renforce leur goût.

Les variantes du far breton

Si la version aux pruneaux reste la plus connue, le far breton se décline aussi nature, sans fruits, pour une texture encore plus proche du flan. Certaines familles ajoutent des pommes coupées en dés à la place ou en complément des pruneaux, ce qui apporte une note plus fraîche et acidulée. On trouve également des versions parfumées à la fleur d’oranger ou enrichies d’un peu de crème fraîche pour une texture plus riche.

Quelle que soit la variante choisie, le principe reste identique : une pâte à far simple, un temps de cuisson maîtrisé et un repos avant dégustation (un peu comme pour la recette de grand-mère du clafoutis aux abricots bien moelleux). C’est cette simplicité qui fait du far breton une recette facile à transmettre, comme un vrai morceau de patrimoine culinaire de Bretagne, au même titre que la recette traditionnelle du pain d’épices moelleux maison.

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Rédactrice en chef
Rédactrice spécialisée dans les univers du jardin, de la maison et de la cuisine. Elle cultive une approche documentée, loin des modes passagères, en privilégiant l'observation directe et les rencontres avec des praticiens. Son écriture pose des questions avant de proposer des réponses.

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